Une légende vivante
HISTOIRE
UNE légende raconte que lors de son accession au statut de Pharaon d'Egypte le 12 janvier 950 avant Jésus Christ soit le 1er Yennayer l'an 00 du calendrier berbère, l'Amazigh Chechnaq a régalé les siens et son armée en leur offrant un copieux couscous au poulet. La même légende ajoute que c'est en commémoration de cet événement célébré avec faste que les Amazighs sacrifient des poulets à chaque anniversaire de Yennayer . En fait la célébration de Yennayer ou imensi usegas (repas de l'année) ou taburt usagwas (porte de l'année) diffère d'une région à une autre ou même d'un village à un autre. Si, pour des raisons pratiques, le sacrifice d'un ou de plusieurs poulets par famille tend à se généraliser, nombreux autres de nos rites non seulement se maintiennent mais sont accomplis chaque année avec plus de force et ferveur, comme par exemple la consommation le jour de Yennayer de la viande salée et séchée ou la préparation d'une délicieuse bouillie de légumes secs. A Bgayet et notamment le long de sa côte ouest, le jours d'imensi usegwas, les mères de familles évitent de poser la marmite sur le feu pour, peut-être, ne pas prendre le risque d'apprêter, ce jour-là, une sauce piquante qui ne serait pas pour l'année entamée un signe de très bonne augure. En revanche la famille se régale, le jour de la fête, de beignets accompagnés de café au lait ou se contente de la galette et de figues sèches, le tout humecté d'huile d'olive. Une année avant le célébration du 1er anniversaire de Yennayer, soit le 951 avant J. C., il s'était produit un événement d'une importance capitale pour les Berbères de l'époque. En effet, des recherches affirment que les Berbères qui étaient nombreux dans les différentes armées égyptiennes allaient peu à peu s'affirmer et arracher auprès des rois pharaons leur droit à observer leurs propres rites comme le culte funéraire qui était d'une importance considérable à l'époque, notamment le rite funéraire organisé à la mort de Namart, père de Chechnaq, futur fondateur de la XXIIe dynastie pharaonique. Les mêmes recherches précisent qu'en l'an 950 avant J. C., à la mort du Pharaon Psoussenes II, l'Amazigh Chechnaq devient Pharaon d'Egypte en soumettant tout le Delta du Nil. Il fonda sa capitale à Bubatis. Chechnaq a régné sur l'Egypte en tant que pharaon de 950 à 929 avant J.C.
B. Mouhoub
Texte original
Human Origins.
Humans are all so closely related that our entire population shows less genetic diversity than that of a small group of chimpanzees. It’s almost as though we all came from the same town andd perhaps we did. This year geneticists announced that each of us is descended from a population made up of as few as 2,000 hunter-gatherers who lived in northern Africa between 70,000 and 140,000 years ago. If the analysis holds up , it supports the controversial out-of-Africa theory that Homo sapiens evolved in Africa before migrating to other continents.
This scenario is based on a study by Marcus Feldman, a population geneticist at Stanford University ; Noah Rosenberg, a computational biologist at the University of Southern California in Los Angeles ; and Lev Zhivotovsky , a geneticist at the Russian academy of Sciences in Moscow. They examined short, repetitive fragments of DNA called microsatellites, markers found in every person. "We used 377 markers that are generally located in noncoding regions of the genome, ones that are likely to be neutral, where there is no natural selection involved," says Rosenberg. The beauty of microsatellites is that they mutate frequently and at a steady pace, enabling scientists to infer from them when human population first diverted from each other. Studying those mutations in 1,056 individuals clustered in 52 population groups around the world allowed researchers to plot successive waves of migration to Europe, Asia, and the Americas after those first hunter-gatherers left Africa. "We’re now trying to confirm these results using different models of how evolution took place," says Rosenberg.
Michael W. Robbins
L’article Traduction
Les origines de l’Humanité.
Les êtres humains sont tous tellement étroitement liés que la population de la terre entière montre moins de diversité génétique que dans un petit groupe de chimpanzés. C’est presque comme si nous étions tous venus de la même ville - et peut-être le sommes-nous. Cette année, les généticiens ont annoncé que chacun de nous est descendu d’une population composée de seulement 2.000 chasseurs ayant habité en Afrique du Nord il y a 70.000 à 140.000 ans. Si l’analyse le confirme, elle soutient la théorie controversée hors de l’Afrique que les Homo-Sapiens ont évoluée en Afrique avant leur migration vers d’autres continents.
Ce scénario est basé sur une étude par Marcus Feldman, un généticien à l’université de Stanford ; Noah Rosenberg, un biologiste informatique à l’université de Californie méridionale à Los Angeles ; et Lev Zhivotovsky, un généticien à l’Académie russe des sciences à Moscou. Ils ont examiné il y a peu, des fragments communs d’ADN appelés microsatellites. Ces marqueurs ont été trouvés chez chaque personne. "Nous avons employé 377 marqueurs qui sont généralement situés dans des régions non codées du génome, ceux qui sont susceptible d’être neutres, qui n’ont pas d’implication avec la sélection naturelle," explique Rosenberg. La beauté des microsatellites est qu’ils mutent fréquemment et à un rythme régulier, permettant à des scientifiques de déterminer quand a eu lieu la première séparation de population humaine. L’étude de ces mutations, qui s’est faite sur un échantillon de 1.056 individus groupés dans 52 groupes de population autour du monde, a permis aux chercheurs de tracer les vagues successives de la migration en Europe, en Asie, et Amériques après que les premiers chasseurs quittèrent l’Afrique. "Nous essayons maintenant de confirmer ces résultats en employant différents modèles de la façon dont l’évolution a eu lieu," dit Rosenberg.
Michael W. Robbins
Histoire : Les Berbères sont-ils des Atlantes ?
Posté par awalinoo le 17/2/2005 0:41:41
L’Atlantide, ce mystérieux continent disparu qui aurait eu une civilisation très raffinée, se serait située en bordure de la côte marocaine selon certains pseudo-scientifiques. Les Canaries en seraient un vestige. Or, les premiers habitants de ces îles parlaient le berbère. Ce n’est guère suffisant pour affirmer que les berbères sont des Atlantes ! Il n’est d’ailleurs pas prouvé que l’Atlantide ait existé ou que sa situation ne fasse aucun doute. Il est permis cependant de rêver...
Les partisans de l’origine européenne des Berbères sont aussi nombreux et il n’est pas interdit de supposer que les premiers habitants de l’Espagne, les Ibères, se soient parfois déplacés vers le Sud comme les Berbères en direction du Nord : l’Espagne est trop proche pour ne pas y penser ! Entre la langue basque et le berbère, des rapprochements furent faits et ils mériteraient d’être approfondis. Il fut également parlé d’une origine grecque en s’appuyant sur la racine grecque de certains mots berbères et sur l’étude de ressemblances dans le domaine de l’art de la céramique. C’est, peut-être, oublié un peu vite l’ardeur commerciale des grecs qui répandirent ainsi leur langue autour de la Méditerranée ; rien de tel que le commerce pour faciliter les échanges linguistiques ; les rois berbères de Cirta avaient une admiration certaine pour la langue de Péricles. Ce qui ne les empêchait pas d’avoir avec Carthage beaucoup d’affinités. Les Phéniciens, fondateurs de Carthage, n’étaient-ils pas, eux aussi ,d’ardents commerçants ? L’étude des dolmens que l’on retrouve en Europe et en Afrique du Nord a conduit certains spécialistes à s’interroger sur les liens possibles entre les Celtes et les Berbères. Parmi les peuples qui attaquèrent l’Egypte sous Ramsès III, il y avait, selon H. Martin, de blonds personnages, des gaulois qui, ayant franchi les Pyrénées, auraient conquis l’Afrique du Nord et implanté la civilisation mégalithique.
Josiane Lahlou - al bayane
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* 25/03/2005 : Garama - Cité des Garamantes: la cité bâtisseurs
* 19/03/2005 : Lexique des langues : signification des toponymes de la Région Meknès-Tafilalet
* 17/03/2005 : Lexique des langues : signification des toponymes de la Région Meknès-Tafilalet
* 16/03/2005 : Mythe ou réalité : l'oasis de Siwa, une légende à l'autre bout de Tamazgha ?
* 07/03/2005 : Cultes de l'antiquité : Mythologie et religions en Afrique du Nord
* 10/02/2005 : Brassage éthnique : de l’organisation des tribus amazigh du Tafilalet
* 10/02/2005 : Dans la confluence des calendriers amazigh et grégorien
* 01/02/2005 : Histoire des Berberes d’après Ibn Khaldoun