La secousse a provoqué de nombreuses scènes
de panique - La Kabylie a tremblé
Une secousse tellurique d’une magnitude de 4,4 sur l’échelle de Richter,
a frappé, mardi en début de soirée (18h58 locale,) la région de Kabylie.
L’épicentre du séisme a été localisé à quelque 5km à l’est de
Tigzirt.
Une secousse tellurique d’une magnitude de 4,4 sur l’échelle de Richter,
a frappé, mardi en début de soirée (18h58 locale,) la région de Kabylie.
L’épicentre du séisme a été localisé à quelque 5km à l’est de
Tigzirt. Par ce fait, et même si les scientifiques persistent à affirmer
qu’il s’agit d’un séisme “modéré”, il n’en reste pas moins que
la secousse a été fortement ressentie par la population locale.
Un fait qui pourrait s’expliquer par le contexte horaire du séisme puisque
celui-ci s’est produit en début de soirée, au moment où les gens (la
plupart en tous cas) étaient tranquillement installés chez eux. Par
ailleurs, et selon des informations recoupées, il pourrait bien s’agir là
de la plus forte secousse que la région ait enregistrée ces cinq dernières
années. De fait, d’invraisemblables scènes de panique ont eu lieu partout
où le tremblement de terre est passé.

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A Tizi Ouzou certaines familles ont précipitamment quitté leur habitation,
dans une confusion indescriptible pour fuir la secousse. Nombreux étaient les
citoyens qui ont bravé le froid, la pluie et l’obscurité de longues heures
durant let ont refusé de regagner leur foyers de peur d’avoir à
“subir” les répliques du tremblement. Il aurait fallu un violent orage et
plusieurs heures d’attente (qui s’est d’ailleurs avérée inutile) pour
dissuader les plus récalcitrants. Le littoral : une région sismique très
active
Contacté par nos soins, M. Hamdache du centre de recherche en
astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) confirme que le séisme
d’avant-hier est totalement “indépendant” de celui du 21 mai 2003 dont
l’épicentre avait été localisé à Zemmouri. “Il ne peut, en aucun cas
être considéré comme une réplique parce que ce nouveau séisme est
directement lié à la situation tectonique de la région de
Kabylie…”explique notre interlocuteur. Selon M. Hamdache, ce nouveau
séisme a été localisé sur la bordure de ce que les scientifiques appellent
le bassin de Tizi Ouzou “.
Une région qui obéit aux mêmes critères sismiques que tout le nord algérien
puisqu’il est situé sur la même plaque tectonique. Pour étayer ses dires,
le sismologue du CRAAG soutient que cette même plaque est en frottement
permanent avec celle du continent européen, d’où la relative intensité de
ses activités sismiques. Donc, il est tout à fait normal (voire prévisible)
que de telles secousses se produisent dans la région. “Vous savez tout le
nord algérien est situé sur la bordure de ces plaques.
Les régions affectées par cette activité sismique s’étendent du littoral
algérien jusqu’à l’Atlas tellien et quelques parties de l’Atlas
saharien”, ajoute notre interlocuteur qui conclut sur une note de sérénité
en affirmant que les Algériens doivent de toute manière, faire avec les phénomènes
sismiques. “La prévention demeure le seul moyen de se prémunir contre les
éventuels dégâts que les séismes peuvent provoquer. De fait, la
construction parasismique s’avère être notre seule alternative.Les gens
vivront certainement mieux en sachant qu’ils peuvent faire confiance à leur
bâtisses” Notons enfin, que la secousse de mardi dernier n’a provoqué
aucune perte humaine ni dégât matériel sur tout le territoire de la wilaya
de Tizi Ouzou.
Ahmed Benabi
Tigzirt / Après la secousse de 4,4 de
mardi - Le spectre du séisme s’installe de nouveau
Dans la soirée de mardi dernier, aux environs de 19 h une secousse de 4,4 sur
l’échelle ouverte de Richter a eu lieu hier à Tizi Ouzou. Selon le CRAAG
(centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique) l’épicentre
de ce tremblement a été localisé à 5km à l’est de Tigzirt. La secousse
a été fortement ressentie par les habitants de la région. Des familles ont
quitté brusquement leurs foyers, et sont restées dehors pendant plusieurs
dizaines de minute, de peur qu’une autre secousse plus violente ne suive.
Pendant toute la nuit et dans la journée de mercredi, les citoyens ne
parlaient que de cette secousse qui a secoué beaucoup plus leurs esprits.
“Le séisme me fait peur, je garde toujours en mémoire l’horreur de
2003”, nous dit Salem un jeune de 25 ans.Pour d’autres les secousses font
désormais partie de leur vie “ça ne me fait pas trop peur.Il faut accepter
cette réalité et vivre avec”, nous dit un homme de 40 ans. Il est à
signaler qu’hormis la vague de panique qui s’est installée, dans certains
endroits fort heureusement aucun dégât n’a été enregistré à travers
toute la région.
M. Hammami
Source : La Dépêche de Kabylie